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Attention, inattention

31 mai 2018 par Luci Sogorb


N° 100 – Juin 2018

 

 

La maladie de l’inattention

Par Jean-Philippe Lachaux, directeur de recherche à l’Inserm au Centre de recherche en neurosciences de Lyon.

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Dans un monde surchargé de technologies, notre attention se disperse et se fragmente. Nous devons arrêter de nous prendre pour des demi-dieux capables de tout voir, de tout faire et de tout absorber.
Se récupérer soi-même passe par la connaissance de ses propres limites.

L’attention est devenue en quelques années l’un des grands sujets de notre société, à travers différentes déclinaisons : la baisse de la capacité d’attention des élèves dont parlent tant les enseignants, l’augmentation du nombre de diagnostics des troubles déficitaires de l’attention chez l’enfant et chez l’adulte, la souffrance au travail due à l’hyperconnexion, les « addictions » aux nouvelles technologies et aux réseaux sociaux, « l’infobésité », le zapping et l’omniprésence du mode multitâche, les insomnies où l’attention est prise au piège des ruminations négatives…

Et pour être un peu positif, à travers l’engouement pour la méditation de pleine conscience. La question de notre rapport à l’attention se pose maintenant sans cesse, et le plus souvent sous la forme d’un problème.
Il est donc temps de s’y intéresser sérieusement pour découvrir qu’elle peut aussi être une grande source de plaisir et de joie.

Par une synchronie heureuse, cette soudaine « crise » de l’attention arrive à un moment où nous commençons enfin à comprendre ce que cette aptitude est vraiment et comment elle fonctionne d’un point de vue mécanique, grâce aux neurosciences cognitives.
Il y a donc coïncidence entre l’émergence d’un problème sociétal global et l’avènement d’un mouvement scientifique susceptible d’y apporter une solution.
Alors, que nous apportent les neurosciences cognitives sur l’attention ?

D’abord, une ébauche de définition biologique, et non plus seulement phénoménologique.
Pendant longtemps, l’attention était le plus souvent définie à partir d’une citation du psychologue William James concernant «ce que cela fait» de faire attention :
«L’attention est la prise de possession par l’esprit, sous une forme claire et vive, d’un objet ou d’une suite de pensées parmi plusieurs qui semblent possibles…»

 

ATTENTION, SURCHAUFFE CÉRÉBRALE DU SYSTÈME ATTENTIONNEL !

Mais dans les laboratoires de neurosciences cognitives, l’attention est étudiée comme un méca- nisme global de sélection et de renforcement temporaire de certains processus cérébraux qui concernent différentes fonctions :
• les cognitives : se concentrer pour retenir un numéro de téléphone ou imaginer la maison de ses rêves,
• les perceptives : rechercher un visage particulier dans une foule,
• les motrices : effectuer un enchaînement d’accords à la guitare,
• les émotionnelles : réprimer une émotion forte.

Alors quand nous sommes inondés d’une quantité invraisemblable de contenus numériques qui semblent tous importants, c’est bien le système attentionnel qui, dans le cerveau, est en surchauffe.

En un mot, l’attention a pour fonction principale de sélectionner à tout moment ce qui est important et mérite un peu de « temps de cerveau disponible », en laissant momentanément le reste de côté.
Ce résumé rapide suscite évidemment de nombreuses questions :
combien de temps dure cette sélection? Le reste est-il vraiment totalement négligé? Qui décide de ce qui est important ? Pourquoi cette sélection est-elle souvent instable et imparfaite ? L’attention peut-elle sélectionner plusieurs objets, plusieurs cibles à la fois ? Et d’ailleurs, qu’est-ce qu’un objet d’attention?

Rassurez-vous, des centaines de chercheurs de plusieurs disciplines réfléchissent chaque jour dans le monde entier à ces questions pour trouver des réponses qui, in fine, devraient aboutir à des solutions à tous les soucis que je mentionnais en introduction.
En attendant, nous pouvons déjà déduire de leurs premiers résultats forcément incomplets des réponses partielles à nos préoccupations quotidiennes, qui a mon sens bousculent déjà notre rapport intime à notre vie mentale.

L’un de ces principaux enseignements est qu’il est temps de réviser notre conception très occidentale de l’attention : un phénomène purement mental que l’on pourrait contrôler parfaitement par la seule volonté à condition d’avoir la force psychique nécessaire.
Avec cette vision des choses, l’attention apparaît comme un tigre fougueux contraint par le fouet de son maître, et la distraction comme un échec dû à la faiblesse psychologique ou à la paresse.
Le rapport à l’atten-tion, et finalement à soi-même, est alors conflictuel :
« Mais comment ai-je pu être assez nul pour me laisser déconcentrer aussi facilement ! » La concentration est perçue comme un effort que l’onrelâche dès que possible pour en n se distraire, avec un grand soulagement : « Ouf, je vais enfin pouvoir me distraire un peu.» Cette vision dérive d’une conception ancienne et naïve du cerveau qui postule l’existence d’une entité un peu mysté- rieuse (appelée « homonculus », ou tout simple- ment « moi ») aux commandes d’une machinerie complexe (le cerveau) et qui décide à chaque seconde de manière rationnelle de chacun de nos actes. On sait maintenant que cette conception est non seulement fausse, mais totalement absurde (comment cette entité prendrait-elle ses décisions ? Avec un autre cerveau à l’intérieur ?).

 

 

LA DISTRACTION N’EST PAS UN ÉCHEC

Cette vision naïve masque une réalité plus complexe, où le cerveau est en fait un tissage très dense de vastes réseaux de neurones interconnectés, animés chacun par une dynamique constante, elle- même déterminée par leur propre état interne et par les contraintes imposées par les autres réseaux et par le monde extérieur (notamment via les cinq sens).
Ces réseaux ont pour ainsi dire «leur propre vie», dont dépendent les errements de l’attention.

Aussi l’attention est-elle facilement « capturée » par un événement soudain, comme le cri d’un cor- beau, sous l’action d’un système de réorientation réflexe de l’attention vers les stimuli les plus sail- lants physiquement, c’est-à-dire brillants, bruyants,en mouvement…
Elle peut aussi être fixée sur une cible, par exemple ce texte, grâce à un autre réseau qui filtre ce qui est important ou non en fonctionde notre intention du moment.
C’est d’ailleurs ce réseau que l’on associe le plus souvent à l’attention dite volontaire, et qui siège assez largement dans le cortex préfrontal (voir la figure ci-dessous).

Tout est donc affaire d’équilibre entre ces différents réseaux, et le contrôle de l’attention s’apparente plus au numéro du funambule corrigeant par petites touches des forces déstabilisantes incessantes qu’à celui du dompteur de tigres. Et l’effort d’attention est une subtile recherche de stabilité malgré (ou grâce à) l’action plus ou moins harmonieuse de ces réseaux «vivants».

La prise de conscience de la « matérialité » de l’attention et la compréhension des forces qui la bousculent auront forcément des conséquences.

Car tant que l’attention est considérée comme un phénomène purement mental, il est bien difficile d’évaluer ou simplement d’accepter ses limites, et de comprendre les leviers permettant de retrou- ver la maîtrise de celle-ci.
On parle souvent de plafonds de verre pour désigner des limites difficiles à montrer du doigt néanmoins réelles: il existe bien un plafond de verre de l’attention.

Vous le ressentez quand vous cherchez à rédiger une lettre importante dans un open space animé, alors que vous avez en tête les dix e-mails en retard auxquels vous devez répondre en urgence. Quelque chose coince, mais vous ignorez quoi, et commencez à vous remettre en question:
«Suis-je en train de vieillir? Mon esprit est-il moins vif que celui de mes jeunes collègues?»

Mais ce qui coince, c’est tout simplement que toutes ces choses que vous essayez de faire en même temps nécessitent la participation des mêmes régions du cerveau, à qui vous demandez donc de mener des actions différentes et contradictoires. Et malgré tout, vous essayez, alors qu’il ne vous viendrait jamais à l’idée de tenter de plier et d’étendre votre index en même temps.
Tant que vous n’avez pas pris pleinement conscience de ces limites mécaniques de l’attention, une partie de vous-même (et peut-être votre supérieur hiérarchique) reste convaincue qu’il y a moyen de tout faire en même temps… avec un peu plus d’énergie et de motivation. Or nous ne pouvons vraiment pas être attentifs à deux choses en même temps!

 

 

LA FIN DU MYTHE DE JAMES BOND

J’ai visité récemment une entreprise où une des salariées m’a avoué à mi-voix que ce n’était pas très bien vu de s’isoler pour se concentrer, car cela donnait l’impression de se couper des autres et d’être individualiste.
Ce type de règles tacites repose sur une méconnaissance profonde de ce qu’est l’atten- tion. Et bien sûr, la jeune femme rêvait de rester seule quelques heures, pas pour se reposer mais simplement pour être plus efficace…

Connaître l’attention et ses mécanismes, c’est comprendre que cette aptitude est un phénomène biologique ancré dans la matière et soumis à ses contraintes. L’espion qui abat ses ennemis au silen- cieux par paquets de dix, tout en réjouissant sa jolie compagne par sa jovialité, est un personnage de fiction, qu’on ne rencontre que dans les films deJames Bond.
Il est supposé constituer l’idéal du « collaborateur » moderne, dynamique, multifonction et surtout multitâche, mais c’est impossible. Il est grand temps de remplacer ce mythe par l’image de la collaboratrice ou du collaborateur respectueux de l’attention des autres, et lui-même au calme, avec son attention tranquillement posée sur une tâche à la fois, fut-elle de courte durée.

L’autre problème vient du fait que notre attention est constamment « capturée » de l’extérieur.
Il n’a jamais été aussi facile de créer et de publier des vidéos, des musiques et du texte, avec pour conséquence une surabondance de l’offre en matière de contenu nécessitant notre attention.
Et le monde entier, réel et virtuel, s’apparente de plus en plus à un grand marché où chacun vocifère pour vanter son poisson, ses saucisses ou ses belles tomates, et ainsi se faire remarquer.
Aujourd’hui, il ne suffit pasde créer et de produire pour exister, il faut aussi attirer l’attention sur ses créations et surnager au milieu des milliers d’autres produits et contenus de même nature.
L’objectif : se glisser dans une fenêtre de temps d’attention de son public de plus en plus réduite, car partagée avec des millions d’autres.

 

NOTRE ATTENTION PIRATÉE

On ne peut pas s’étonner dans ces conditions que les publicitaires essayent de placer des messages sur les derniers endroits libres de l’espace public, comme les trottoirs, en expliquant que c’est de toute façon plus agréable et distrayant qu’un macadam gris morne, et que, bien sûr, rien n’oblige les piétons à les regarder. Et que dire quand des sports aux règles centenaires comme le tennis en viennent à réfléchir à de nouveaux formats de jeu plus courts, plus « dynamiques » et surtout débarrassés de tous les moments «vides»?

À ce jeu, les grands gagnants sont ceux qui disposent de la technologie la plus évoluée pour manipuler l’attention.
Puisque cette dernière est soumise à des lois, pourquoi se priver de les utiliser à son avantage, afin d’amener l’attention du public sur ses produits et la garder le plus longtemps possible?
Il s’agit alors de recycler de vieilles recettes de psychologie comportementale en décuplant leur efficacité grâce aux nouvelles technologies, qui permettent maintenant de surgir à tout moment dans la vie d’un individu.

 

HAPPÉS PAR INTERNET ET LES RÉSEAUX SOCIAUX

C’est un secret de Polichinelle: pour capturer l’attention, il faut adapter son message à ce qui intéresse la personne en ce moment, lui parler de ce qu’elle connaît, des gens qu’elle aime bien et de ce qui va susciter chez elle des émotions…
Des informations déduites de nos données personnelles.
Dès lors, l’attention de notre société est monopolisée par les médias les mieux conçus pour la retenir, où elle se retrouve à rebondir de l’un à l’autre, d’une vidéo à une « story » ou d’une alerte à un message instantané, et généralement sur le contenu que ces médias ont choisi de mettre en avant.
Il en résulte un effet de polarisation : l’attention de toute la société tend à se braquer (ou à être braquée) sur les mêmes choses au même moment, avec l’apparition des buzz, des vidéos virales… Et ce, malgré la diversité des médias.

Nous utilisons alors de plus en plus notre attention pour atteindre une sensation de plaisir rapide, au sein de comportements pilotés de l’intérieur par un système neuronal archaïque: le circuit de la récompense.
Ce dernier déclenche des comportements d’approche vers tout ce qui est susceptible d’apporter une gratification immédiate, selon une froide logique comptable: entre deux stimuli auxquels nous pourrions nous intéresser, le plus excitant est systématiquement favorisé.
Les smart- phones nous donnent la possibilité nouvelle de nous autostimuler dans des moments qui jusqu’alors n’étaient consacrés à rien d’autre qu’à regarder passer le temps ou à rêvasser.
Notre circuit de la récompense peut maintenant utiliser ces instants de vide pour les combler par des actes stimulants.

Et quand ce n’est pas pour éprouver du plaisir, nous utilisons ces vides pour calmer des sensations d’anxiété, par exemple pour cocher l’une des mille cases de nos fameuses to do lists, avec à la fin de la journée l’impression de ne jamais nous être vraiment reposé; ce qui est normal puisque notre cerveau a tout le temps été en train de réagir à de l’information extérieure et de la traiter.
Ce serait pourtant un bon moment pour dormir, mais le temps de sommeil lui-même est en diminution constante dans notre société, fort logiquement puisqu’il est l’archétype du «moment vide où il ne se passe rien ».
Nous le voyons donc de plus en plus comme une réserve de temps additionnelle dans lequel il est tentant de piocher pour continuer de remplir les objectifs mentionnés à l’instant.

Dans ce contexte de crise de l’attention et de surcharge mentale chronique, il n’est pas étonnant que la méditation de pleine conscience rencontre un tel succès, car elle propose réellement un contre-mouvement valorisant tout ce que la révolution numérique de l’attention met en péril : les moments de vide, l’attention à tout le corps (et pas seulement aux pouces), une attention large (et non réduite au rectangle d’un écran), la lenteur… La méditation place l’attention sur le déroulé d’un mouvement, même sur la douleur, le cas échéant, plutôt que sur son évitement.

 

LES MIRAGES DU CERVEAU AUGMENTÉ

Les nouvelles technologies visent au contraire à nous transformer en purs esprits, en gommant justement les limites imposées par le monde matériel:
nous sommes à la fois au guichet de la gare ET dans une librairie ET devant la télé (grâce à trois icônes occupant ensemble moins d’un centimètre carré sur notre écran).
Le corps est ainsi ramené à une sphère centrée sur les yeux, eux-mêmes fixés sur le bout des doigts, et les cinq sens se réduisent aux seuls qui soient réellement utiles dans ce contexte: la vision et l’audition.

Et ce mouvement tend à s’accentuer encore avec le souhait exprimé par certains de contrôler les ordinateurs directement par la pensée, pour gagner encore du temps et éliminer les dernières contraintes imposées par le corps (je ne parle pas ici des tentatives de restaurer la communication chez les patients gravement handicapés, selon un principe équivalent mais dans un but tout à fait différent).
Mais la limite, elle aussi physique, de l’attention ne sera jamais dépassée car elle concerne la structure même du cerveau.
Cette tentative de nous dématérialiser pour pouvoir être partout, constamment efficace, productif et stimulé est donc un leurre.
La méditation est un retour au corps, et à l’acceptation pleine des contraintes qui lui sont associées, même quand il s’agit de la douleur.

Il est alors facile de comprendre que le système scolaire doit, et va, jouer un rôle central dans ce renversement d’attitude par rapport à l’attention.
Le combat entre l’humain et la machine, entre l’algorithme et la présence physique, pour capter l’attention, n’est nulle part plus évident que dans le contexte scolaire où les professeurs font office de derniers soldats du genre humain.
Nous l’avons vu, les forces de l’intelligence artificielle résident principalement dans l’exploitation statistique de données sur le comportement et les centres d’intérêt de la personne et de son groupe social, et la diversité invraisemblable de contenus dans lequel elle peut piocher pour se rendre intéressante.

Mais l’intelligence artificielle n’est pas capable de reproduire le subtil jeu de regard ou le langage du corps qui va relancer l’attention, le caractère réconfortant d’une présence physique bienveillante, l’animation d’un groupe, l’empathie pour comprendre, à partir de quelques signaux seulement, ce qui va susciter une réaction de l’autre à un moment précis.
Et surtout, l’ordinateur ne sait pas « ce que cela fait » d’avoir soi-même le système attentionnel d’un humain.
Les humains ont donc encore des atouts dans leur jeu.

 

GARDER LA MAÎTRISE DE SON ATTENTION

Malgré tout, au moment où se pro lent àl’horizon des technologies encore plus puissantes pour capter l’attention, comme les casques de réalité virtuelle ou les lunettes « intelligentes », ce combat pour l’attention sera perdu si on ne place pas les enfants et les adolescents en situation d’acteurs de leur attention, plutôt que dans celle de consommateurs passifs soumis à la raison de l’attracteur le plus fort.
Bien sûr, il ne s’agit pas d’éliminer le numérique, mais de mettre les plus jeunes en situation d’utiliser au maximum ce que les nouvelles technologies peuvent leur apporter, sans perdre pour autant la maîtrise de leur attention.
Et je ne parle pas ici de simplement leur apprendre à marquer une pause entre deux SMS ou deux videos Youtube pour recentrer l’attention sur leur respiration, mais plus radicalement de leur apprendre très explicitement à stabiliser leur attention en général, au sein même de leurs activités et quelles qu’elles soient.

Il est en effet possible d’apprendre aux enfants dès le plus jeune âge que nous ne sommes pas des demi-dieux capables de tout voir, de tout faire, de tout vivre et de tout ressentir (surtout ce qui est agréable).
Ce n’est pas dans le but de leur plomber le moral dès l’entrée dans la vie, mais dans celui de les amener à accepter de ne pas être partout.
Nous devons leur faire prendre clairement conscience de l’importance du choix, et les aider à développer la capacité de réellement choisir ce à quoi ils accordent leur attention.
Car c’est une res- source encore plus précieuse que leur temps.
Ce n’est pas parce qu’ils ont tous accès à toute l’information du monde que tout leur est destiné personnellement ; ils doivent accepter pleinement les limites de l’être humain, et qu’être partout, sur tous les écrans et dans tous les esprits, n’est pas un but en soi, mais relève plutôt de l’anormalité.

 

L’ENSEIGNEMENT DE L’ATTENTION

Les clés d’un tel projet sont la création d’un vocabulaire commun, adapté des neurosciences mais accessible, pour parler de l’attention, de ses limites et des forces qui agissent sur elle :
le développement d’une véritable culture métacognitive (la métacognition est la conscience de son propre fonctionnement mental).

Ces ingrédients, nous essayons de les réunir au sein d’un programme d’éducation et de développement de l’attention en milieu scolaire, le programme ATOLE (Apprendre l’ATtention à l’écOLE).
L’objectif est d’aider les enfants dès le plus jeune âge à comprendre ce qu’est vraiment l’attention, comment elle fonctionne, et la joie intense que peut procurer une connexion réelle et stable avec l’activité que l’on a momentanément choisie au détriment de toutes autres.
Un bon siècle après que William James a écrit que l’éducation de l’attention était « l’éducation par excellence», il est grand temps que celle-ci ait enfin sa place à l’école!

 

Bibliographie

J.-P. Lachaux, Les Petites bulles de l’attention,Odile Jacob, 2016.

J.-P. Lachaux, Le Cerveau funambule, Odile Jacob, 2015.

M. Corbetta et G. L. Shulman,Control of goal-directed and stimulus-driven attention in the brain,Nature reviews neuroscience, vol. 3,
pp. 201-215, 2002.


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